jeudi 2 octobre 2008

La magie de Facebook

J'ai gardé contact avec deux professeurs de français que j'ai eus au secondaire. En tout cas, j'en ai eu une des deux et l'autre passait son temps à remplacer dans ma classe dans n'importe quelle matière. Sauf que tous deux, ils m'ont marquée.

J. et moi, on s'échange nos impressions par rapport aux derniers romans qu'on a lus. On se fait des suggestions de lecture. Elle me parle de son plan de cours et me demande mes commentaires.

M., c'était mon suppléant omniprésent. Lui et moi, on se faisait la guerre en permanence ; une sorte de bataille débile et enfantine pour savoir lequel de nous deux était le meilleur. On faisait semblant de se détester ; il prenait une bouchée dans mon repas quand on faisait la file ensemble dans la cafétéria, pis moi je lui mettais mes doigts plein de sauce dans la face pour me venger. C'était n'importe quoi. On s'insultait sans cesse ; mais au fond, je pense qu'on s'appréciait.

Il va sortir un livre bientôt, mon grand idiot. Il m'a dit qu'il m'en enverrait un «Sul bras d'l'auteur». Avec lui aussi, je parle de littérature, mais plutôt d'écriture. Par contre, on ne peut pas vraiment déroger aux vieilles traditions... ce qui fait qu'on finit toujours nos messages par une douce insulte et une pensée mauvaise.

«Salut Alice, je vous crache à la figure! :)»

Vive Facebook, vraiment!

mercredi 1 octobre 2008

Psst.

J'ai un secret à vous dire.

J'écris un roman. Pour adolescents.

Oh, bien sûr, il n'a que 13 pages, pour le moment ; mais je ne me suis jamais rendue aussi loin dans l'écriture de mes textes. J'abandonnais toujours avant même que ce soit vraiment commencé ; je savais introduire, mais pas continuer.

13 pages en document word, ça en fait peut-être 26 dans un livre? C'est bien, je trouve. Ça fait environ 2 ou 3 semaines que je suis là-dessus.

Je ne me prends pas au sérieux, ne vous en faites pas. Je sais très bien que je n'ai pas d'expérience et que des tas de gens écrivent certainement beaucoup mieux que moi. Et pourtant...

Mon ancienne professeure de français m'a dit, lorsqu'elle a appris que je n'étudiais pas en Littérature :
«Si tu m'avais dit que tu étais en Lettres, je t'aurais dit... mais pour quoi faire, ma belle Alice? Tu n'as pas besoin de cela, si tu veux écrire.»

Je l'ai prise au mot. Je ne suis pas en Lettres, mais j'écris ; et pour la première fois, je sais où tout ça s'en va.

lundi 29 septembre 2008

Dans ma sélection «chansons quétaines»

Listen to your heart
When he's calling for you
Listen to your heart
There's nothing else you can do

Ok. Pis si ce que mon cœur me dit c'est complètement suicidaire et inutile, je fais quoi?

Bleh.

Il y avait deux gars potentiellement intéressants dans mes cours.

Je viens d'apprendre que le premier avait une blonde et l'autre une horde d'admiratrices.

Ça coupe court à des fantasmes, ça.

dimanche 28 septembre 2008

Laaalaaalaaaa!

C'est donc ben dur, d'étudier quand tu as mille autres choses en tête, cent mille autres choses à faire et un million d'heures de sommeil en retard!

J'ai un examen important demain, pourtant. Coudonc! Étudie, étudie, Alice!

Pis en échange, tu vas avoir une bonne note.

Ouan. Faudrait que je commence par fermer la fenêtre de ce blogue.

mardi 23 septembre 2008

Thanks for the memories

Je t'ai fait une presque déclaration d'amour. C'était soudain, un peu troublant, pour quelqu'un qui n'avait pas suivi tout le déroulement qui a eu lieu dans ma tête. Pourtant, j'ai cru que tu comprendrais.

Je ne veux pas que tu répondes à ça, parce que je veux ne même pas le savoir, au fond. Je fais juste te le dire.

Dans 3 ans, peut-être 5, quand on aura tous les deux tout fini, je vais te sauter dessus. Je me fouts que tu en aimes une autre, G., je vais la tasser assez vite, rendu là. En attendant, profites-en, mais si tu viens ici, je m'attends à ce que tu me fasses signe.

Bonne soirée.


J'ai vraiment cru que tu comprendrais ce que je voulais te dire. À la limite, je me suis même imaginé que tu avais même vécu le même processus mental et émotionnel, dans les dernières semaines.

What the fuck?

Non, définitivement, je me suis fait avoir à
quelque part dans cette histoire. Et pas juste un peu, à part de ça.

Laisse faire.

Oui, laisse faire. Ne t'en occupe plus. Enfin, mes dysfonctions amoureuses étaient pansées ; mais on n'est toujours pas dans les bons temps, il faut croire. On devrait se chronométrer, la prochaine fois, pour être sûrs que nos excès d'amour ont lieu même temps.

Ça fait 3 ans que ça dure, il fallait bien que ça ait une fin un jour.

Mais... est-ce vraiment fini?

En tout cas, je ne descendrai pas à Jonquière en fin de semaine, comme je voulais le faire hier, alors que j'étais sur le coup de l'émotion. Surtout s'il y a une possibilité que tu aimes une autre fille.

Je vais jouer la lâche, peut-être. Te balancer quelques vérités en plein... clavier, et te bloquer ensuite. Ou peut-être pas. Je vais peut-être simplement m'abstenir de faire quoi que ce soit, aussi. Oui, ce sera sûrement ça.

Qu'est-ce qui se passe dans ma tête, bon sang?

lundi 22 septembre 2008

Nuit blanche

Samedi, après une dure journée de travail à la Résidence, je n'avais aucunement envie de rentrer chez moi à 23h00. Donc, Luigi (nom fictif, évidemment), qui était en veille de nuit, m'a proposé de ne retourner chez moi qu'à 7h00 le lendemain. Il y avait des lits de libre, de toute façon.

On a joué à la Wii, discuté pendant des heures, mangé tous les biscuits qui nous tombaient sous la main... et ça a fait du bien. Oh oui, tellement de bien. Ça faisait des lustres que je n'avais pas parlé aussi ouvertement avec quelqu'un.

À 7h00, les moniteurs du premier shift sont arrivés et on s'est rendu compte qu'on n'avait pas dormi de la nuit. Alors, on est allé mangé au restaurant, on a comparé la fatigue à une drogue et on a rigolé en chantant des chansons jusqu'au métro.

Ce n'est rien, j'imagine. Un tout petit bonheur de rien du tout. Sauf que parfois, quand le stress te fait faire des poussées inimaginables de boutons, une seule petite soirée peut arranger beaucoup de choses.

Et surtout, en faire comprendre beaucoup.

jeudi 18 septembre 2008

Passé, présent... futur?

JE M'ENNUIE DE LUI.

Oui, oui, je sais, j'ai dit que c'était fini... mais j'en dis pas mal, des choses, moi.

Je ne vois tout simplement pas ce que je peux faire d'autre mis à part attendre. Attendre que ce soit réellement terminé, ou alors que ça recommence pour de bon. Pour ça, il en faudrait, de la chance. Il lui reste encore pas mal d'années là-bas, et moi ici.

Il lui faut aussi arrêter toute cette merde. Toute cette fausse image qu'il se crée, qu'il entretient.

Je me souviens de celui que j'ai aimé, que parfois... encore, mais ça ne correspond plus avec le présent. En même temps, ce n'est pas complètement dans le passé, parce qu'on n'oublie jamais totalement qui l'on est, n'est-ce pas?

J'ai des sentiments un peu confus, en ce moment.

Ça ne peut pas arriver et si ça se trouve, il ne pense plus à moi, lui.

"It's just a dream, isn't it?"
"It's my dream."


Merci à mes émissions quétaines.

mercredi 17 septembre 2008

Home is where the heart is

C'était le titre d'une chanson plutôt mauvaise de hardcore, qui gueulait à m'en arracher les oreilles. Je détestais la chanson ; mais j'adorais le titre.

Aujourd'hui, je l'adore encore plus, parce qu'il est tellement vrai. Ça va bientôt faire 3 semaines que je n'ai pas vu ma famille, et, et... je m'ennuie.

Et pourtant!

J'en ai fait, des camps de Vacances, des voyages, des stages à l'étranger... j'ai été pensionnaire tout mon secondaire. Sauf que là, c'est différent. Tout d'abord, je suis laissée à moi-même complètement. Il n'y a personne qui m'attend quand je rentre le soir, qui me demande comment a été ma journée, qui m'appelle pour le souper. Ben oui, je me suis fait des amis (une chance). Ben oui, c'est chouette, la vie en résidence. Montréal aussi, c'est génial.

Seulement, l'endroit où je me sens le mieux, où je dors le mieux, où je mange le mieux, c'est dans ma bonne vieille maison familiale.

Il y en a beaucoup qui se débauchent, quand ils vivent hors du foyer familial pour la première fois ; personnellement, je n'ai vu aucune différence dans mon cas. Mes devoirs sont faits. Je ne rentre pas trop tard (il faut dire que j'ai un peu peur, seule dans les rues, à 1h00 du matin), je me couche à des heures très raisonnables, je vais à tous mes cours...

J'ai sauté un bout?

En tout cas, demain, je vois cette chère Maman, en visite à Montréal pour quelques jours dans le cadre d'un congrès sur les maladies mentales. J'ai bien essayé de la convaincre de me laisser venir, mais elle a refusé, bouh. Heureusement, on va passer la soirée ensemble.

Je sens que ça va me faire un bien immense.
T'ES CON.