dimanche 8 novembre 2009

L'équipe et moi

Je. hais. les. travaux. d'équipe.

Je ne sacre pas souvent, mais là, je me permets un : CÂLISSE.

samedi 7 novembre 2009

Moi... et Beaudelaire

Je vais certainement vous parler d'autre chose que de départ un jour, mais pour l'instant, j'ai une toute petite réflexion à faire là-dessus.

J'ai trouvé une différence fondamentale entre mes envies de partir antérieures et celle que je ressens présentement.

Avant, je voulais quitter à tout prix l'endroit où j'étais.
Aujourd'hui, je veux simplement découvrir ce qu'il y a ailleurs.

Je pense que je commence à être une personne saine.

(Ah et puis, Charles Beaudelaire disait : « Faut-il partir ? Rester ? Si tu peux rester, reste ; pars, s'il le faut. ». Généralement, j'adore Beaudelaire, mais on dirait que... non. Là, il me perd. Si tu peux partir, pars ; reste, s'il le faut.)

vendredi 6 novembre 2009

La théorie de l'arbre

Je vous mets un extrait de mon livre préféré, parce que c'est ça, c'est tellement ça. Ce passage, c'est mon favori depuis que j'ai 13 ans, je l'ai lu et relu, souhaitant, encore et encore être un arbre, être bien où je suis, ne pas avoir cette envie récalcitrante de partir, moi non plus.

Il est peut être un peu long, mais il en vaut la peine, parce que Réjean Ducharme est un génie et parce que ça nous touche tous. Et parce que mon Dieu, c'est tellement ça.


L'arbre sent qu'il est beau, c'est-à-dire qu'il en jouit. Tous les arbres sont beaux. L'arbre croît imbu de l'assurance qu'il est beau, et meurt comme il a vécu : en accord avec le monde et avec lui-même. L'arbre est beau, il le sait, et cela lui suffit. Il ne caresse pas son tronc avec ses branches, il ne parle pas, il ne marche pas. Il n'a pas besoin de faire tout cela : être beau lui suffit. Il ne marche pas parce qu'il est bien où il est. Il ne bouge pas parce qu'il est bien dans l'état où il est, si bien qu'il ne pense même pas à en changer, si bien qu'il en a oublié de penser. Il reste là. Il ne fait aucun geste. Il ne cherche et ne veut rien parce qu'il ne lui manque rien. S'il savait parler, il ne parlerait pas parce qu'il n'a rien à demander. L'arbre est une réussite totale, une perfection. Il est au-dessus de la satisfaction. La satisfaction naît de l'insatisfaction, et il est dépourvu d'insatisfaction : de besoin, d'aspiration. Il est impossible de satisfaire un être qui n'a nul besoin, quelqu'un qui par sa nature est lui-même tout ce dont il a besoin. L'arbre n'a besoin de rien d'autre que ce qu'il est, et il en a un incessant besoin. L'arbre est seul et se suffit. [...] L'homme est incomplet, est une créature manquée, est une créature à laquelle il manque de tout, est un parasite.

Réjean Ducharme, Le nez qui voque, [Paris] : Gallimard, Folio ; 2457, 1993, p.49-50

jeudi 5 novembre 2009

Fuck le vaccin H1N1

Franchement, là... fuck le vaccin.

Je voulais me faire vacciner, parce que je travaille avec les enfants handicapés. Mon employeur avait réussi à nous mettre prioritaire. Je trouvais ça cool.

Je n'avais pas de cours cet après-midi, alors j'ai décidé de me pointer à l'adresse qu'on m'avait donnée.

Après 3 heures d'attente dehors dans le froid (alors que je n'y étais pas du tout préparée, je pensais qu'ils allaient nous faire entrer!?) et plusieurs personnes (bénévoles, agents de sécurité, etc.) qui m'ont annoncé que je risquais de ne pas pouvoir avoir le vaccin parce que la priorité pour les professionnels de la santé s'est terminée hier, je me suis dit, fuck off, avant de mourir d'hypothermie, je vais retourner chez moi.

Alors c'est ce que j'ai fait: je me suis retapée 45 minutes de transport en commun en sens inverse pour retourner chez moi.

Le comble, c'est que je pense que j'ai attrapé un rhume, avec toute cette attente dehors dans l'humidité.

C'est ironique, un peu.

Maudite grippe.

mercredi 4 novembre 2009

Aaaaawww.

Je vais à mes cours, je regarde ma charge de travaux qui s'empile et oh mon Dieu, ce que j'ai hâte d'être en Amérique latine.

Pour ceux qui me suivent depuis le tout début, du moins depuis ma première Effervescence, vous savez que je suis allée au Panama et que ce pays m'a ô combien marquée.

Eh bien sachez, pour ceux qui ne le savent pas encore, que je vais passer un mois en Équateur cet été, à vivre à la façon équatorienne dans un village éloigné. J'ai siiiiii hâte.

L'endroit où je me sens le mieux au monde?

L'Amérique latine.

L'endroit où je vais cet été?

L'Amérique latine. En voyageant pendant tout l'été jusqu'au Costa Rica après le stage d'un mois.

Mon niveau de bonheur en y pensant?

103213213³² x 3230920193²³

Joie, joie, joie, joie, j'ai hâte et ce sera génial. Et ô, que ça va me faire du bien de sortir d'ici.

mercredi 28 octobre 2009

Avec des efforts...

Je dramatise toujours trop pour des choses qui se passent finalement terriblement bien.

Hier, je regardais ma feuille de préparation pour mon examen d'anglais d'aujourd'hui et je rêvais d'une corde. Définitivement, j'allais le pocher, que je me disais. Il fallait savoir des noms latins de stratégies argumentatives, énormément d'informations sur des tonnes de textes et beaaaaucoup d'autres choses, comme des procédés littéraires, les sortes de thesis statement, etc.

Bref, je regardais ma feuille avec un désespoir et une résignation totale, me disant que j'allais devoir refaire mon cours la session prochaine.

Et finalement...

J'ai lu les textes pendant ma pause du midi, j'ai sorti tous les documents pertinents pour mon étude, je les ai regardés attentivement et vous savez quoi? L'examen s'est extrêmement bien passé. J'ai remis la copie à mon professeur en lui disant que c'était a hundred percent exam et je suis assez confiante.

M'enfin, l'examen, ce n'est pas vraiment le point.

Le point, c'est que je m'en fais sans cesse pour des trucs qui, finalement, avec un minimum d'efforts et de bonne volonté, se passe toujours extrêmement bien.

Je disais, hier : «Je ne peux PAS pocher un cours. A.B.R. ne poche pas. C'est contre les lois de la nature.»

C'est vrai scolairement, mais ça l'est aussi dans les autres aspects de ma vie, de façon générale. Du moins, jusqu'à maintenant, la nature ne m'a pas abandonnée.

Et je pense que c'est en partie pourquoi j'ai aussi foi en la vie et en le futur. Pourquoi je pense que tout est possible.

Avec les efforts nécessaires, les choses finissent toujours par bien aller.

samedi 24 octobre 2009

Where the water is frozen

Bon, voilà, je pense que je sais ce que je veux faire. Ce n'était plus très clair, mais là, ça le devient.

En fait, j'hésitais entre 2 grands choix : aller à l'université maintenant ou prendre une année sabbatique pour faire quelque chose de différent.

J'avais pensé :
1. Faire le programme SWAP vacances-travail en Irlande
2. Faire un stage de sensibilisation au développement international en République Dominicaine
3. Juste... voyager... sans but précis
4. Aller à l'université en droit et avoir l'impression de passer à côté de quelque chose.

Alors voilà, j'ai trouvé, je crois : lorsque je terminerai mon DEC en mai, j'irai faire mon stage de fin de DEC en Équateur. Ensuite, je passerai le reste de l'été en Amérique latine, plus particulièrement en Équateur, au Panama et au Costa Rica (peut-être même en Colombie). Ensuite, je reviens quelques semaines chez moi et je repars en septembre... pour Terre-Neuve.

Ahhh Terre-Neuve. Quelle province magnifique.


Vous êtes sceptiques? Oh, je vous comprends. Seulement, si vous voyiez à quel point cette île géante est paradisiaque (et je ne parle pas juste des paysages), vous comprendriez.

Alors voilà, je vais très probablement faire le programme Odyssée, qui, en gros, consiste en un stage de 9 mois où je travaille 25 heures par semaine dans une école à aider le professeur de français. Je gagne environ 2000$ par mois (18500$ pour toute la durée du stage), je vis la vie des newfies et surtout, j'apprend l'anglais.

Une fois que je serai bilingue, le monde est à moi.

Il reste quand même quelques détails d'ordres, euh, techniques et amoureux à penser; mais à date, je me dirige pas mal vers ça, je vous dirais.

vendredi 23 octobre 2009

Je l'ai déjà mise un peu partout, mais bon, je la poste aussi ici.



Parce que c'est un peu comme ça que je me sens, des fois, bon.

Prise ici. Ça vaut la peine d'explorer le site au complet.

De retour

Je retourne à mon Effervescence, pas parce que ma vie a régressé, oh non, bien sûr que non.

Non, je reviens avec un blogue du même titre parce que je l'avais choisi soigneusement, ce titre, pour qu'il me représente, pour que j'aime sa sonorité, pour qu'il soit d'actualité, toujours et encore... Car je vais toujours être effervescente, du moins, je le souhaite.

Et je commence en parlant de G., parce que je viens de faire une constatation qui m'a frappée.

Depuis le début de notre aventure, je m'étais toujours dit que quand tout cela serait fini, nous serions ensemble. Par tout cela, je veux dire le cégep, l'université, Jonquière et son retour à l'adolescence. J'ai toujours pensé qu'être en couple avec lui, c'était une finalité en soi, que c'était inévitable, que c'était ainsi que les choses devaient être.

Aujourd'hui, j'ai regardé où on en est, tous les deux, et je me suis rendue compte que non, ça n'allait pas se passer ainsi, que je ne le voulais pas, de toute façon. Ça fait plus de 3 ans qui fait son retour à l'adolescence, qu'il change à vue d'oeil et je commence à penser qu'il est irrécupérable. Vous trouvez que je juge? Oui, je juge. Je juge, parce qu'il est l'antipode de celui qui m'a fait vibrée.

Je l'ai dit plusieurs fois, je l'ai pensé plusieurs fois, mais depuis plusieurs mois, je le sens : c'est fini pour toujours.

Plus encore, même si on dit « quand j'aime une fois, j'aime pour toujours », il ne reste plus la moindre trace d'un quelconque intérêt, même diffus.

Toujours est-il, ça fait quand même bizarre de commencer mon Effervescence avec une défervescence.

Bienvenue :) .

mon Effervescence

Je déménage.

Je vais continuer à poster de façon très périodique, j'en ai bien peur. M'enfin. Je retourne effervescencer, parce que... je ne sais pas. Patati Patata, ce n'est pas moi, ça banalise le tout; même si c'est ce que je fais la plupart du temps.

Alors voilà mon Effervescence qui est de retour.